jeudi 4 juillet 2013

J'ai testé pour vous : Le Mega Jul et le Micro Jul d'Edelrid

Dernière nouveauté de la firme allemande Edelrid, le Micro Jul a attiré mon attention à mon dernier passage au magasin Gravicimes de Valence. Après une petite demande à Joan, je repars avec un exemplaire à tester. Suite à un petit coup de fil au distributeur Edelrid France je reçois la version pour les cordes plus fines : le Micro Jul. Cela fait maintenant presque deux mois que j’utilise les deux et voilà ce que je peux vous dire.

Prise en main

L’appareil capte tout de suite le regard sur le mural matériel par sa finesse et sa forme peu commune. D’ailleurs une des premières interrogations qui percute l’esprit est : n’est-ce pas trop fin ? Combien de temps avant de le mettre au rebut ? Ne vous inquiétez pas ! En deux mois d’utilisation intensive j’ai plus usé les mousquetons que l’appareil en lui-même. Il faut donc savoir que l’appareil est décliné en deux versions : 
Tableau comparatif des des modèles

Utilisation

Un vrai conseil, avant de vous lancez à assurer, allez voir cette vidéo explicative

Pour l’assurage du premier de cordée

Comme le montre la photo suivante ainsi que la vidéo, la position des mains est très importante. Pas toujours évidente à mettre en place au début, ça devient rapidement un réflexe que j’ai eu du mal à perdre en repassant à des systèmes d’assurage classiques. Ravaler le mou se fait de la même manière que sur un tube. A l’inverse pour donner de la corde il faut placer son pouce dans la boule en plastique (verte ou bleue suivant le modèle) et relever le système. Je me demandais si en cas de chute on pouvait, comme sur le Grigri, se crisper dans le mouvement et tenir l’appareil débrayé ? Mais le réflexe en cas de chute est justement de descendre les mains et donc de bloquer la corde. Le système auto-freinant est très au point. La moindre tension vient remonter le mousqueton dans la gorge et bloque la corde.
Position des mains pour l'assurage du premier de cordée

C’est ici, et plus tard lors de la descente en rappel, que le choix du mousqueton est crucial. Edelrid propose deux mousquetons directionnels parfaitement adaptés à l’utilisation auto-freinante : le HMS Strike Slider FG et le HMS Strike FG. D’autres mousquetons d’autres marques fonctionnent mais ne sont pas forcément prévus pour.
HMS Strike FG
HMS Strike Slider FG



En bref : très agréable à utiliser. Sa prise en main nécessite un temps d’adaptation et d’entrainement. Un réel sentiment de sécurité !

Pour l’assurage du second de cordée

Pour l’assurage d’un ou deux seconds il n’y a quasiment aucune différence avec un système classique. A noter que le placement de la corde est quand même légèrement différent. Voir photo, ou vidéo ou la notice. Un petit pictogramme sur l’appareil explique le fonctionnement.
 
Mise en place pour assurer un ou deux second

En relevant l'appareil grâce à la bague de couleur on peut rapidement débrayer son second et ainsi pouvoir lui donner du mou ou pratiquer des manœuvres de secours.
 
En bref : faire attention à la manière dont on doit passer la corde. Un assurage classique sans surprise.

Pour descendre en rappel

Voilà le deuxième, après le système auto-freinant, avantage du Micro et Mega Jul. Ces deux systèmes permettent de descendre en rappel uniquement avec l’appareil, sans machard ! Gardez à l’esprit qu'il est tout de même possible d’utiliser un machard mais pourquoi se compliquer la vie !
Il faut positionner l’appareil (cf photo ou vidéo) comme si on assurait le premier de cordée. En relevant la main dont le pouce est dans la bague de couleur, on vient débrayer le système et donc descendre. La descente est très agréable et souple. 

Descente en rappel classique
 
Pour encore plus de confort et dans un souci de ne pas se brûler les mains, on peut placer un mousqueton dans le petit anneau et s’en servir de poignée. Attention là aussi, seuls quelques mousquetons rentrent dans cet anneau de petite taille.

Descente en rappel avec un mousqueton en poignée

En bref : pour le moment la meilleure manière que j’ai testé pour descendre en rappel : facile, sécuritaire et précis. 


Conclusion

Les plus : le poids, la prise en main, la polyvalence.

Les moins : peut-être le besoin de devoir s’entrainer et d’utiliser des gants si l’on ne veut pas trop s’abimer les mains.


Ce qu’il faut savoir :
même si la plage d’utilisation du Micro Jul le limite à des cordes de 6.9 à 8.5 mm, on peut l’utiliser pour les cordes à simple fines (<9 .3="" bloque="" ce="" cordes="" d="" diam="" edelrid="" fins.="" g="" grimpeurs="" joker="" jul="" l="" le="" les="" micro="" mieux="" mm="" mod="" normes="" ou="" petit="" peut-="" plus="" plut="" pour="" que="" rement="" reverra="" span="" sur="" swift="" t="" tre="" tres="" type="" utilisation="" utilisent="">


Mon avis : LE système d’assurage ultra-polyvalent, facile d’utilisation et léger. On se trouve à quelques grammes de plus que le Reverso 4 (59 g) de chez Petzl mais on possède un appareil auto-freinant à l’assurage et autonome en rappel. Que ce soit pour la montagne ou la falaise je le conseille à tout le monde ! 

vendredi 22 février 2013

Comment je n'ai jamais testé mon sac Airbag?

Voilà un article dont le titre, je l’espère et touche du bois, ne changera pas. Derrière cette idée que certains qualifieront de saugrenue, se cache une réflexion aboutie sur l’usage des sacs airbags. Ces observations ont été rendues possibles par un an et demi d’utilisation, que ce soit en freeride ou en ski de randonnée.   

Le piège du « nouveau jouet »

Il y a tout juste un an je recevais un cadeau de noël de la part de ma mère, et pas des moindres. A force de journées, de soirées et de nuits remplies d’inquiétude à me savoir par monts et par vaux, l’idée de m’offrir un sac à dos équipé d’un système d’airbag s’imposa à elle comme une évidence. « J’espère que tu n’auras pas à t’en servir » me dit-elle en me tendant le paquet cadeau. En fils docile et discipliné je n’ai toujours pas déclenché l’airbag, même pour rigoler lors d’une soirée un peu trop arrosée ! Je ne le savais pas encore mais le premier piège de l’Airbag venait de se refermer sur moi…

Mon « nouveau jouet » solidement arrimé sur le dos me voilà parti direction les vallons de la Meije. Dans le téléphérique qui nous emmène à 3200m, certains amis ironisent sur mon cadeau en me disant : « c’est un peu comme une carte chance supplémentaire ce sac, ou pas ! ». Nous sortons des bennes et un vent glacial nous accueille en apportant une visibilité ne dépassant pas le bout du bâton. Les premiers virages s’enchaînent difficilement, la visibilité nulle combinée à de grosses accumulations de neige aurait dû faire de cette première descente un moment angoissant. Et pourtant je me sens plutôt serein, pas complètement détendu mais de toute façon si « ça part  je déclencherai l’airbag ! »
Cette période de quasi invincibilité mentale dura le temps de trois ou quatre jours de ski dans les vallons. Puis les premières questions arrivèrent, ouf ! 



Les interrogations


Elles furent multiples mais portaient souvent sur le même point : l’efficacité d’un tel système de protection. Les questions s’entrechoquaient mais avaient toutes le même sens. Est-ce qu’en cas de départ sous mes spatules j’aurai le réflexe de tirer sur la poignée salvatrice ? Cette poignée était-elle vraiment salutaire ? Le sac en lui-même va-t-il me sauver la vie ?
Je décidais de lire la brochure donnée avec le sac. Voilà ce qu’on pouvait et peut toujours lire : « Sur 262 personnes ayant utilisé leur système airbags ABS®, 97 % ont survécu, dont 84 % sans aucune blessure. » Cette lecture ne calma pas ma crise de questionnement aigu. Car la première des questions que l’on peut se poser en lisant cela ressemble à : « ces 97% de rescapés auraient-ils été tués sans le système ABS ? ». Cette interrogation restera à jamais sans réponse…



L’adoption


C’est donc sans aucune réponse que je continuais d’évoluer dans mon terrain de jeu favori et une chose étonnante se produisit. Moi qui avais toujours été « ok » pour l’ABS en freeride j’avais refusé de le porter en randonnée car trop lourd. C’est en partant de La Grave et en rejoignant ma patrie d’adoption savoyarde que je due, sans pouvoir résister, porter mon sac en randonnée. Ma préparation à l’examen probatoire du Guide battait son plein et je devais « bouffer » du ski. Ne trouvant pas tout le temps un partenaire pour m’accompagner dans mes escapades je me résolue à adopter comme fidèle compagnon… un sac !
Sa présence lors de mes randonnées solitaires me rassurer presque plus que celle de mon DVA. Avoir un DVA mais partir seul, « c’est juste bon pour retrouver un cadavre ». Je commençais à penser comme beaucoup de monde, l’ABS est une carte chance supplémentaire ou une balle de moins dans le barillet d’un revolver pour roulette russe. S’il réduit à mon sens le risque d’ensevelissement lors d’une avalanche, il peut augmenter les chances que sur un groupe de skieurs, se soit vous, le porteur du sac, qui se retrouve dans l’avalanche.



Le piège des autres


L’achat d’un tel sac n’est pas donné à tout le monde. Lorsque je pars en rando, surtout avec des étudiants de Chambéry, je suis le seul à en posséder un. Le traquenard peut se décrire ainsi : nous voilà arrivé au sommet d’un couloir à 45/50°, côté 5.2, il a neigé plus d’un mètre les cinq derniers jours et pour couronnée le tout, le couloir ne s’est visiblement pas purgé tout seul ! L’unique phrase qu’un détenteur de sac ABS entend dans ces cas-là est : « t’as un airbag, tu fais le fusible, on surveille !!! ». A quoi il faut répondre : « pas de problèmes, c’est un honneur de me réserver la première trace ». La première trace ça se mérite !

Bref, cela fait un an que j’utilise un sac ABS

Pour Noël de l’année dernière ma mère m’a offert un sac Airbag. Au début je me suis dit cool je suis invincible. Puis j’ai regardé le sac. J’ai commencé à l’utiliser et j’ai commencé à me poser des questions. Les questions sont restées sans réponses. J’ai continué de m’en servir. Mes potes ont vu que j’avais un ABS et se sont servis de moi pour ne pas mourir alors que moi je me servais de mon sac pour éviter aussi de mourir. Au début je ne l’ai pas pris en randonnée puis je l’ai pris car « autant s’en servir ». Un jour en arrivant devant une page blanche avec l’idée d’écrire un test sur mon sac je me suis rendu compte qu’en un an je ne l’avais que porté et jamais déclenché. Bref cela fait un an que j’utilise un sac ABS.

mercredi 26 décembre 2012

Ambassadeur APPROACH

La société APPROACH OUTDOOR a décidé de me faire confiance pour la promotion de leur marque en me nommant Ambassadeur. Approach est un groupement de magasins spécialistes des sports de montagne et outdoor. Réparti sur trois sites : Gravicimes (Valence - Drôme), Vertige (Gap - Hautes Alpes) et Alpi'mat (Briançon - Hautes Alpes), ces spécialistes savent partager leurs connaissances du matériels et des pratiques outdoors.


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samedi 24 juillet 2010

Le désespoir des Mouches

Les 20, 21 et 22 Juillet derniers je retrouvais Léo Billon pour une nouvelle aventure. Comme terrain de jeu nous choisissons la paroi du Glandasse car la dernière fois que j'y suis passé j'ai repéré une ligne à ouvrir...

20 juillet

RDV chez mes parents pour la préparation du matériels, on ne sait pas trop dans quoi on s'engage, les photos nous montrent des fissures plus ou moins larges et une grandes traversées sous un toit!
45 pitons, 2 jeu de camalots, etc... plus tard on arrive à partir faire les courses! Comme la voie à l'air de passer en artif on ne se prive pas, saucissons, fromages, chocolats, bonbons, tout y passe. Un petit détour chez Gravicimes pour prendre un petit piton onda (très utile dans les trous) et nous voila parti pour le Glandasse.

On fait les sacs sur le parking, et là on commence à avoir peur. Pour 3 jours nous avons prévu environ 18 litres d'eau = 18 kilos! 30 kilos de matos en tout genre, cordes, duvets, nourriture...
Au final un peu moins de 40 kilos chacun!

4h de montée au lieu de 1h30, c'est l'horreur il fait 35°c à l'ombre. On arrive tant bien que mal à la vire qui va nous servir de camp de base pour au moins 2 jours. On se réhydrate, on mange mais surtout on observe la ligne pour demain. Vers 22h tout le monde dors, sauf les bouquetins qui balance des pierres depuis la vire se trouvant 200m au-dessus, c'est un peu Armageddon...

Le soir au bivouac

21 juillet

Réveil au alentour de 6h30, petit dèj vite avalé et Léo part dans la première longueur, une fissure/écaille de 15m. Les prises font mal aux doigts, le rocher neuf croustille sous les pieds et Léo n'est pas encore bien reveillé! Il se bat 10 min puis arrive sur une petite vire où il fait relais. Je déséquipe sa longueur et purge un peu pour que le libre soit un peu moins expo!


Léo dans L1 - 6b

La longueur suivante remonte un grand mur déversant qui n'a pas l'air facile à protéger, je pars dedans et dès le début c'est ambiance, un petit buisson en guise de premier point, puis une série de mauvais pitons la tête en bas et là plus rien. Les plombs ne tiennent pas, il n'y a plus de fissure, je cherche à tâtons la moindre aspérité, tiens un plat avec un microscopique rebord. "Léo fait vraiment gaf je monte sur un crochet pourri... Il faut y croire très fort si on veut qu'il tienne!!!" Je monte dessus et toujours rien... a peut-être que dans ces micro-fissures... "Léo envoie moi le mousqueton avec les bird-peak et le RURP!" Je pose mon premier Bird peak, il est béton, je pose le suivant dans la même fissure 50 cm plus haut, ça tient toujours. Comme je n'en ai que 2 il faut que je retire le premier pour le placer au dessus, je fais en tout 5 mouvs sur ces petits bouts de métal. La suite de la longueur est plus cool, j'arrive sur une bonne terrasse et c'est partit pour une demi-heure au tamponnoir pour poser le relais.


Benji avec son RURP


Un des points de R2 marqué JLV, merci Jean-Luc
La longueur suivante consiste a remonter un couloir en V mais avec une végétation luxuriante, Léo prend la scie et part dre dans le pentu jusqu'au prochain relais juste à droite du grand toit.
A ce moment là nous avons deux solutions: la première consiste à continuer dans le couloir puis de traverser via une petite vire au-dessus du toit ; la seconde est de traverser sous le toit et en plus comme dit Léo : "Sous le toit ça doit pas être bien dure à pitonner!"
Me voila parti dans la grande traversée, à mon grand désespoir la fissure sous le toit est quasi bouchée, les pitons la tête en bas ne tiennent pas... Je décide de passé avec des crochet dans la dalle sous le toit.

La grande traversée de L4

Tout ce passe bien jusque sous le relais, je suis sur un crochet et j'essaye de pitonner, un bruit assez sec attire mon attention, on aurait dit comme deux mousquetons qui claquent l'un dans l'autre. Tiens encore le même bruit... "Attention Léo je vais me la mettre!!!!!" Petite frayeur sans conséquence puisque je n'arrache aucun points.
Cette longueur fut autant éprouvante pour moi que pour Léo car pour la déséquiper ça engageait du fait de mes nombreux passages sur crochets.

Il est 16h30, Léo attaque la dernière longueur pour aujourd'hui. Elle débute par une large fissure, environ n°5 camalot, que l'on a pas pris pour gagner du poids mais bon ça passe sans en engageant un peu. Puis un petit toit en artif et encore une fissure qui vient se boucher dans une dalle très compact. A partir du toit je ne vois plus Léo mais comme la corde continu à filer je ne m'inquiète pas. La corde s'arrête et un bruit de pitonnage commence, plus de bruit et la corde recommence à filer, le milieu passe, mais qu'est-ce qu'il fout?! Et là je vois réapparaitre Léo tout tremblant qui me dit que c'est trop dure et qu'il veut plus y retourner! Il se vache sur un piton, enlève ses chaussons et m'explique que là-haut le rocher est pourri et que le piton qu'il avait mis lui est resté dans la main au moment de tirer dessus! Je lui fait monter la trousse à spit, il tamponne un point et me rejoint au relais, on verra ça demain!
Je descends en premier en installant la stat sur des fractios.


Léo dans L5

De retour au bivouac il ne reste que très peu d'eau, nous remplissons 2 bouteilles pour le lendemain que l'on réserve pour finir la voie. Il doit nous rester pour toute la soirée et le petit dèj environ 1.5L. Nos bouches sont sèches mais on a pas le choix il va falloir se rationner.
Je téléphone à Pascal, il me dit qu'il monte vers 15h le lendemain avec de l'eau! Je lui dit qu'on sera surement en même temps que lui au pied de la voie.


22 Juillet

Réveil beaucoup plus tôt, 4h45! 5h30 je commence a remonter sur la stat, je ne sais pas si Léo va vouloir retourner dans la longueur d'hier. Il arrive au relais et me dit qu'il est motivé mais que cette fois-ci il va passer en artif. Deux heures plus tard il commence à tamponner le relais mais avec sa trop grande force il casse 2 écrous en serrant les plaquettes! Donc un total de 4 trous pour poser 2 plaquettes! Bravo Champion!!!

L6 part dans la dalle hyper compact, je taille 2 ou 3 crochets pour rejoindre un joli dièdre en oblique sur la droite. Je le remonte en posant tout notre jeu de camalots et sort sur la vire qui va nous permettre de sortir par la voie des surplombs.

Un peu de désherbage

La sortie par cette voie est plutôt facile, V. Mais nous prends au moins une heure par longueur à cause du hissage de la patate.

Vers 13h30 nous sortons au sommet, on se félicite mutuellement et go pour la descente par le pas de Peyrol! On retrouve Pascal au bivouac qui nous attend avec pleins d'eau et de fruits. On revit. Après cette petite pose nous descendons tous à la voiture et rentrons sur Romans.

Toutes les photos

Le topos

lundi 26 avril 2010

Le renouvellement des Mites - Acte 2

Une semaine est passée... Nous voila de retour à Presles pour en finir avec cette satané voie! On part "lignt", il faut que ça fasse dans la journée! Pour gagner un peu de temps on passe par le triangle de choranche pour accéder à la voie, c'est plus raide mais c'est plus rapide.

Léo commence à remonter les stats, hisse le sac, et se préapre à partir dans une petite longueur de libre avec 2 pas d'artif, ça passe tranquillement pour lui. Son relais est commun avec celui de Peter Punk, c'est vraiment tentant de sortir par du libre mais bon c'est triché!

Léo et le sac de hissage

Les deux longueurs suivantes passent facilement, une en artif et l'autre en libre. Par contre la dernière avant de rejoindre "horreur boréale" me donne du fil à retordre. Je prends deux vols et me met terreur sur le réta final avec des mauvais crochets goutte d'eau. J'arrive au relais complètement terrorisé, je fixe les cordes,enlève mon baudrier, mon casque, le porte matos et me couche parterre pour décompresser et manger!

Le repos bien mérité

Puis en trois longueurs plutôt bien équipées nous sortons au sommet! C'est la délivrance, on boit, on mange et c'est parti pour la descente! Pour plus de sécurité Léo prend toutes les affaires et part chez Bernard Gravier, moi je prends la rampe de choranche, récupère le matos que l'on a laissé au pied et descend jusqu'à la voiture. Je rejoins Léo chez Bernard on discute un peu, on échange des adresses mail pour lui donner plus d'infos sur la voie et direction charmes pour déguster un bon repas chez mes parents!
Une petite vue du haut de la dernière longueur

Toutes nos photos :


Photos Acte 1

Photos Acte 2

Le topo :


Topo


lundi 19 avril 2010

Le renouvellement des Mites - Acte 1

Mi-Avril, bon qu'est-ce qu'on fait? Grande question, faire de l'alpi pourquoi aller si on allait faire le linceul ça à l'air top condition et m**** il annonce encore de la neige... Va pour un WE grande voie à Presles... mais attends j'ai repéré une voie dans le topo qui à l'air classe en artif, ça s'appelle "Le Renouvellement des Mites".

Nous voila parti Léo Billon et moi dans l'inconnu, aucune info sur la voie à part le topo de Presles qui reste plus qu'approximatif et un commentaire sur internet qui annonce 30h de grimpe!

On prépare tout le matos la veille...

Le matos

Départ de Romans vers 6h, dans la voiture on décide de passer par la rampe de Choranche pour accéder au pied de La Grande Paroi Rouge, erreur c'est une putain de mission avec les patates... obligé de mouliner les sacs dans la descente...

Je fais la première longueur annoncée A2+, en libre et un peu aéré ça donne un petit 6b. Léo par au dessus. 1, 2, 3, 5 mètres et c'est le premier vol!!! Il repart tout de suite et torche la longueur.

Les choses sérieuses commencent dans L3, cotation annoncée A3+, 3h plus tard c'est la libération, une minuscule terrasse mais surtout le relais! Léo me rejoint, on voit que pour aller jusqu'à la vire il reste deux longueurs très courte, allons la-bas avant ce soir et demain on avisera. Léo entame L4 mais au bout de 1h c'est le déluge, la grêle, la pluie et même un peu de neige. Léo imperturbable enchaine dans L5 sans faire de relais pour gagner une longueur, pendant ce temps je surgèle sur ma terrasse... Enfin sur la vire il fixe la stat et on se tire d'ici!
Remonter de la rampe et retour sur Romans pour manger et dormir au chaud.


Le déluge

Dimanche matin, la météo annonce du pourri pour la fin d'aprem, bon on laisse tomber, on part chercher les cordes et on se casse, on verra une prochaine fois.... Et puis après avoir remonté la stat la prochaine longueur fait quand même bien envie... Bon d'accord je vais voir la suite, une petite longueur en A3+/A4, un des plus grand moment de solitude de ma vie, tout les point de la dernière moitié de la longueur ne tenaient pas bien plus que mon poids... Mais pourquoi je suis là? je suis vraiment (encore une fois...) trop con! Mais bordel quand est-ce que ça va finir... et puis 2 mètre au dessus... le relais, deux beau spit de 10!!!
Léo déséquipe sans trop de mal la longueur! On fixe les stats proprement et retour à la maison demain il y a cours!


La paroi rouge



Alors ce piton? Le rappel de R6


dimanche 18 avril 2010

Un nouveau blog est né

Un blog pour vous raconter et vous faire partager toutes mes expériences alpinistiques. J'essayerai au possible de le tenir à jour même si des fois l'overbookage me guète! Bon trêve de bavardage commençons par une très belle voie à Presles.